Ce qui reste de l'enjeu des déchêts sur l'ile de Lesvos

Ile de Lesbos, juin 2016

Depuis l’accord passé entre l’Union Européenne et la Turquie et le 20 mars dernier, les bateaux pneumatiques de réfugiés ont cessé de faire la traversée de la mer Égée entre les côtes Turques jusqu’aux plages grecques. L’ile de Lesbos est célèbre comme un point névralgique de la crise des réfugiés avec plusieurs dizaines de milliers y ayant accosté et trop souvent périt dans la dangereuse traversée. La situation maintenant retombée à la presque normalité, un enjeu environnemental demeure. Les milliers de bateaux pneumatiques et gilets de sauvetage jonchant les plages de cette ile très touristique n'ont pas été nettoyés en totalité.

Avec l’aide de nombreuses organisations et volontaires locaux comme internationaux, la situation s’est stabilisée.  Les plages principales ont retrouvé leur éclat et n’attendent que les touristes. Des bénévoles se relaient afin d’atteindre les plages plus difficilement accessibles afin de poursuivre le nettoyage.

Même s’il est bien difficile pour un touriste d’imaginer l’immensité des événements s’étant déroulés sur l’ile vu la propreté omniprésente, un enjeu majeur à long terme est encore en manque de solution; se débarrasser des gilets et bateaux entreposés sur l’ile. À l’abri des regards dans les terres, une immense montagne de déchets rappelle l’immensité des événements passés. À perte de vue, des dizaines de milliers de vestes de flottaison et bateaux pneumatiques s’entassent sans aucun plan concret à long terme pour s’en débarrasser. 

Dans les buissons aux abords d’une plage, les restes d’un Coran abandonné, probablement endommagé dans la traversée.

Chaque objet raconte une histoire passée, les souliers d’une famille, trempés à la sortie du bateau.

Dans les magnifiques paysages typiquement grecs de l’ile, des traces du lourd passé sont encore visibles en s’éloignant des sentiers battus.

Des bénévoles explorent les régions reculées de l’ile afin de nettoyer ce qui reste.

Il est très difficile de retirer les épaves des embarcations de fortune. Les roches et l’eau se déposent sur le solide plastique et obligent les équipes de bénévoles à découper morceaux par morceaux les bateaux.

Certaines plages étant inaccessibles par la route, les équipes de nettoyage préparent les piles de déchets à être récupérées prochainement par voie maritime. 

Une partie des matériaux provenant des bateaux est recyclée et réutilisée comme ici pour isoler un abri extérieur mais il serait irréaliste de penser réutiliser la totalité des bateaux sur l’ile.

À l’abri des regards, un dépotoir improvisé contient la majeure partie des milliers de vestes et bateaux arrivés sur l’ile.

La situation est maintenant stable et le désastre écologique sur l’ile a été évité mais il est capital d’établir un plan pour débarrasser l’ile de cette montagne.

À perte de vue, chaque gilet représente un réfugié arrivé sur l’ile, une personne ayant risqué sa vie dans la dangereuse traversée.

La plage de Skala Sikamimeas, point culminant de la crise et principal lieux d’arrivée des bateaux a maintenant regagné sa condition de paradis terrestre.

Les magnifiques paysages de Lesbos sont de nouveau prêts à recevoir les touristes.